Soyez Joyful avec Ayo
vendredi 1 septembre 2006 par PéGé, dans Goûts et galettes - Lien permanent
billet précédent : India Arie, Corinne Bailey Rae et Raul Midon
Si peu d'effets de voix et une pureté d'émotion qui vous souffle tout au long de Joyful, l'album somptueux d'Ayo : voilà qui met à poil les chanteuses à gesticulations vocales, la main collée sur le bidon à force d'avoir (mal) regardé Lara Fabian. Elle semble toujours chanter à la limite de la rupture, dans une douceur continue mais déchirée. C'est cela qui lui donne cette coloration soul - ah la soul, bénie soit cette zic qui fait la part belle aux femmes ! Dans le rock, aussitôt qu'émerge une femme, la voilà bombardée nouvelle incarnation de Janis Joplin. La soul offre trop de grandes interprètes féminines pour qu'on perde son temps à traquer les comparaisons.
Mieux vaut goûter, se laisser déborder, ravir. Comme ici.
Pourtant qualifier cet album de soul n'est pas lui rendre justice : inspirations reggae dans les rythmes de gratte ou les appels de batterie, tristesse gitane soufflée par l'accordéon, folk-blues entre cordes pincées et harmonica blue note... On croirait qu'Ayo gamine a grandi dans une caravane toujours en voyage, ou bien plantée dans le jardin d'herbes rasta de Bob, tout en écoutant du Marvin Gaye. Et des gospels de champs de coton pour l'âme du dimanche.
Et dans ce jardin coloré, des gitans, des bluesmen, un percu en dread et un organiste vibrionnant assurent un vrai régal instru derrière Ayo. Rien que pour eux c'est bon.
Harmonie et métissage, plainte douce : et pourtant, à l'écoute, Joyful. D'ailleurs, elle chante en souriant.
Commentaires
#1 - Le vendredi 15 septembre 2006 à 10:32, par ava
#2 - Le samedi 16 juin 2007 à 01:31, par Am
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