PéGé, ballades acoustiques funk

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Tété et la vibe de l'Olympia

Publié le dimanche 29 avril 2007

Hier, beau concert de Tété, Olympia, vu et reçu pleine poire depuis le balcon (merci les copains !). Démarrage en trombe (Fils de cham, Anna Lee Soleil), en trouille aussi (il placera comme nerveusement des Paris ! Paris ! un poil saoûlants tout au long du live), mais on est embarqués, comme en apné pendant les premiers titres. Medley sympa avec Les envies, Emma Stanton et Love love love.

Puis intro de batterie et flûte, intrigués quelques secondes, voici une de mes favorites : Les temps changent. Une des plus moqueuses de Tété, tendre et grinçante à la fois. Pensée pour l'excité de l'Elysée-Montmartre qui l'avait réclamée en vain à chaque fin de chanson. Si tu es là, amigo, ton attente est récompensée : cette version est superbe.

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Skye, Appaloosa : un chef-d'oeuvre de chansons

Publié le dimanche 1 avril 2007

Cinq jours qu'Appaloosa, le nouvel album de Skye, est arrivé dans ma boîte à disques - euh, à lettres, où ai-je la tête... Sans doute aux mélodies pures, à la voix tantôt pleine, tantôt tendre, ou soufflée-déchirée de cette magnifique auteur-compositeur-interprète. Aux grattes ciselées encore, aux arrangements lumineux qu'elle cosigne avec Jean-Michel Kajdan.

Lumineux
C'est le mot qu'elle a utilisé chez Naguitata (n° 212), émission actuellement en vidéo sur la page d'accueil. Ce tout nouvel album suit un premier disque, Impressionnable, qui me fait aujourd'hui l'effet d'un diamant brut : petite merveille découverte il y a quelques années, il semblait dans sa mélancolie et ses gaietés fugaces contenir une très très belle promesse. La voici réalisée.

Groovy, épuré
Signe qu'Appaloosa est plus fort, ou plutôt, plus loin : les orchestrations, dépouillées et justes, coulent de source, comme si les zicos n'avaient eu qu'à les jouer, sans les écrire. Elles portent superbement le chant. Que les prises aient été faites dans les conditions du live est d'ailleurs assez bluffant, on le découvre sur la (trop courte) vidéo qui figure sur le disque. L'ensemble n'en est que plus lié et plus émouvant. Ici un choeur souligne un mot, là un orgue monte en puissance, et la rythmique se fait légère, comme une respiration.

Parmi les extraits disponibles sur son site, Skye nous livre en intégralité le titre Aimer tant, qu'elle a fait résonner lors de son Taratata. Chef-d'oeuvre de groove, de joie sensuelle et de gospel aérien. Bon sang, allez-y.

Tendre et brut
Une petite pochette d'un gris qui m'a paru chaud, une mise à nu, mais pas à poil, comme elle le souligne. Des textes beaux de simplicité poétique. Coulés dans le chant, ils vous emmènent en chevauchée, du monde de l'intime à celui du caustique ; et sur l'extrêmité de la note, se posent, légers, sensuels ou abîmés. C'est un disque brut, en finesse et en sauvagerie douce, un album brut mais toujours harmonieux. C'est un disque entêtant.

Crédit photo © Maxime Ruiz