Genesis régénéré
vendredi 6 juillet 2007 par PéGé, dans Goûts et galettes - Lien permanent
billet précédent : Tété, Raul Midon et la chanson de la rédemption
Samedi dernier, concert de Genesis reformé au Parc des Princes. Pas mal ridé, sauf en ce qui concerne Phil Collins, le chef tout dégarni, comme neuf, miroitant sous les lights. Le groupe passé du rock progressif à la pop parfois délavée n'échappe pas au grand concert de revivals qui voit nos quinquas et papys du rock s'essayer à ce que les Stones réussissent depuis si longtemps.
Gros chèque à l'arrivée ? Vrai désir de rejouer ensemble ? Quête d'un nouveau succès après l'échec de l'album Calling all stations (en vente à 3 euros en occase sur Amazon...), qui avait suivi le départ de Phil Collins ? Un peu de tout ça peut-être...
Surprises
En fait, j'ai été surpris d'être aussi enchanté par ce concert. Les rumeurs disaient notre chanteur à variété Disney sourd comme un pot. Arf. Je veux bien être sourd comme lui à cinquante piges si je peux être un showman de son espèce, toujours à l'aise vocalement, alternant voire conjuguant batterie et chant. Chapeau bas. Tombe bien d'ailleurs : il compense là drôlement le manque de charisme de ses deux compères, Tony Banks le clavier inspiré et Mike Rutherford, le guitariste au jeu-de-scène qui tue.
Les mecs ont joué deux heures et demie. Je retiens l'audace, dès le troisième titre, de In the cage, extraite de The Lamb lies down on Broadway (le dernier album avec Gabriel) : fallait faire. Moins belle que celle du fidèle groupe The Musical Box (voir plus bas), mais très, très réussie.
Qu'on se le dise, on n'allait pas s'arrêter aux années 80 ou 90 : ce concert serait celui d'un groupe ressourcé au plus loin et au plus inventif de son histoire.
Retour à la genèse
Après un sublime Home by the sea (à tirer des larmes à un vieux fan sur ma droite...), un solo de Dary Stuermer sur Firth of Fifth énorme, digne de son créateur, le gratteux Steve Hackett, et bien des péripéties visuelles (fort bien foutues) et sonores (ah Tony Banks, seigneur des claviers), une fin comme un symbole : Carpet crawl, autre extrait magnifique de The Lamb..., peut-être mon préféré.
Cymbales, rythme lent, lancinant même, les choeurs du refrain et cette lumière pourpre envahissant la scène. Un vrai bon concert de vieux qui ont la forme et le goût de leur jeunesse créative.
Pour aller plus loin dans le temps
Si vous voulez en savoir plus sur cette tournée Turn it on again, là c'est le site officiel de Genesis. Et, vu à l'Olympia il y a un bout de temps, le phénomène The Musical Box (photo ci-dessus), qui reprend avec la bénédiction de Gabriel, Banks, Collins et les autres, les concerts de la période 70-75.
Avec un amour et une fidélité aux shows d'origine, tant dans la musique que dans le décor. Voyez au moins le site, et offrez-vous un flash-back lors de leur prochaine tournée : c'est dantesque !
Commentaires
#1 - Le vendredi 6 juillet 2007 à 21:04, par Bryce
#2 - Le samedi 7 juillet 2007 à 08:58, par PéGé
#3 - Le samedi 7 juillet 2007 à 17:06, par Bryce
#4 - Le lundi 9 juillet 2007 à 21:27, par PéGé
#5 - Le lundi 9 juillet 2007 à 22:39, par Bryce
#6 - Le mardi 10 juillet 2007 à 08:58, par PéGé
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