PéGé, ballades acoustiques funk

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Guitaristes, votre Amplug dans l'oreille

Publié le mardi 25 septembre 2007

Le miniature a la cote au pays de la guitare. Après la tendance micro amplis, nano pod et autres facéties (parfois de qualité, n'allez pas croire que je suis ironique, pas tout le temps !), voici le temps de vous réconcilier avec vos voisins.

Le célèbre fabricant d'amplis Vox sort en effet l'Amplug : comprenez plug dans les oreilles. Vous branchez la petite bête (ça tient dans la paume de la main) sur votre guitare, hop un casque sur le bestiau et c'est parti, vous avez un simulateur d'ampli direct dans les esgourdes. On n'était déjà pas assez sourd, nous autres ziqueux.

La gamme comporte trois modèles : AC30, Classic Rock et Metal. La pile vous offre 15 heures de bulle en autonomie. Chargez le frigo et pensez quand même à débrancher de temps en temps, vos voisins pourraient s'inquiéter...

Plus d'infos sur AudioFanzine et sur le site de Vox.

La vie en Godin

Publié le dimanche 23 septembre 2007

Râh, le bonheur, c'est parfois simple comme une guitare. Quand elle sonne et qu'elle est jolie, c'est encore plus plaisant. Cette Godin ACS (Midi) nylon est arrivée à la maison il y a quelques semaines, mais j'en rêvais depuis un paquet de temps - depuis que j'avais vu Keziah Jones en jouer sur Black Orpheus.

Les grattes Godin (le luthier, pas le cuisinier), c'est un peu les martiennes de la six-cordes : ni acoustiques, ni électriques, un peu des deux. Celle-ci ne déroge pas à la créativité du luthier canadien. Légère et fine comme une électrique, avec une touche en ébène qui fait du manche une vraie promenade, elle envoie un son de guitare classique claquant et tout en puissance. Un régal pour le jeu rythmique au doigt que je cultive depuis un moment.

C'est que je me dézinguais bien le pouce et l'index avec ma folk, pour un son pas toujours satisfaisant malgré le micro B-Band et le son naturel de la guitare. Bossa, soul funk acoustique, je crois que j'ai là le meilleur instrument pour m'amuser !

Pour en savoir plus sur la belle, voici le site de Godin.

Skye, tout est comme j'aime (Appaloosa vidéos live)

Publié le jeudi 6 septembre 2007

C'est que je ne m'en lasse pas. La miss Skye, son chant, sa gratte, tout son album Appaloosa, quand je ne les fais pas défiler dans les esgourdes, y restent quand même.

J'ai parlé du disque, voici la scène, avec laquelle elle fait corps totalement. Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter un oeil. Voici tout d'abord trois vidéos en concert :
- Aimer tant, mmm...
- Soyons sexy, où elle propose au public de faire l'amour tous ensemble, plutôt downtempo, c'est son truc (elle en parle d'ailleurs sur ce blog dans le commentaire qu'elle a eu la gentillesse de laisser ici)
- Une surprise : une magnifique version de Bidonville de Nougaro ; moi qui ai justement bossé ce morceau tout récemment, je goûte le refrain avec un frisson tout particulier : Donne-moi ta main, camarade... Vi vi, 'te donne ma mimine quand tu veux !!

Enfin, un titre que j'ai découvert, Fumer (prise studio), une vraie merveille qui aurait mérité sa place sur le disque (en a-t-elle d'autres des comme ça ??). Avec ces vers qui repassent en boucle dans ma tête :

Accrochée au lèvres, une sèche m'encombre
Mais fumer tue l'envie de parler à son ombre

... Régalez-vous.

Skye au Cargo - Aimer tant

Skye au Cargo - Aimer tant


Skye au Cargo - Soyons sexy

Skye au Cargo - Soyons sexy


Skye au Cargo - Bidonville

Skye au Cargo - Bidonville


Skye - Fumer (clip)

Skye - Fumer (clip)


Et le site de Skye, pour découvrir l'univers d'Appaloosa, c'est par là...

Ben Harper, Lifeline : les frissons de la simplicité

Publié le mardi 4 septembre 2007

Comme le bon vin
Pas franchement transcendé par la première écoute, j'avoue. C'est que je suis un grand fan, j'ai mes albums fétiches, et l'attente qui va avec. Pô grave, je le réécoute quelques jours plus tard et le redécouvre comme bonifié, ce Lifeline (râh, merci Manu !!).
Où je le trouvais fade, je le ressens comme organique et sans superflu - il n'y a pas de posture, souligne Ben Harper dans l'interview donnée à Keyboards Recording (numéro de septembre).

Pas d'expérimentation là où je m'attendais à me faire découper les oreilles par quelque guitare audacieuse. Pas de folie : la seule et véritable audace de ce disque, c'est d'offrir onze chansons ciselées, interprétées magnifiquement, dans lesquelles les solos se fondent plutôt qu'ils ne surgissent de nulle part pour former un morceau (de bravoure, comme on dit) dans le morceau.

Il n'y a pas de rythmes ou de notes inutiles dans cet album.
Il y a une forme de retenue propice au lâcher prise des musiciens, qui jouent live orgue, guitares, batterie (très belle, très naturelle), pianos (beaucoup de piano d'ailleurs, c'est fort plaisant pour un disque de gratteux). L'idée de départ consistait à enregistrer un album de soul acoustique, indique Ben Harper. La production de ce disque réside dans ce qui n'est pas là. Il aurait été facile d'enregistrer de grandioses ensembles de cordes, mettre des cuivres et des choeurs partout.

L'enregistrement a duré une semaine, on a donc vu sept levers de soleil.
Le chant, quant à lui, est sublimé par la performance et mis en valeur par la solution tout-analogique - écoutez Fool for a lonesome train, une des plus belles interprétations de Ben Harper m'est avis, déchirée, contenue, puissante, chantée en profondeur. Voilà, la profondeur, c'est ça : ce disque, sans crier gare, creuse un sillon à votre insu, et résonne de plus en plus au long des différentes écoutes.

Quand les criminels innocents et l'héritier, selon la formule heureuse de Guitar Part, mettaient sept mois à terminer le bouillant Burn to shine, une semaine a suffi pour Lifeline, enregistré au studio Gang à Paris. Le voisinage de Gang, tout près du Pont d'Austerlitz, était très important. On quittait le studio tous les matins vers cinq heures, quand le soleil se levait sur la Seine.

Voilà ce que c'est, Lifeline. Un disque simple, spontané. Un album pour fermer les yeux, plein de sensations brutes, sans folie, mais mieux à même peut-être de vous faire frissonner.

Les citations sont extraites de l'interview de Ben Harper signée Christophe Geudin pour Keyboards Recording, n° 222 (sept. 2007).